On a passé trois jours en itinérance dans les montagnes Auvergnates. Suivez-le guide !

Pour notre première randonnée ensemble je voulais des montagnes douces, comme celles qui poussent dans le Jura. Pour cet évènement important je voulais un sentier plutôt court, dans une vallée encaissée, où l’on se sentirait presque comme à la maison. Je ne sais qui m’a soufflé dans l’oreille que l’endroit de mes rêves se trouvait en Auvergne, mais je l’ai écouté.

En Auvergne, on a donc pris la direction de la Valée de la Jordanne et plus précisément de Mandailles d’où commençait notre petite boucle (pour la cartographie on vous renvois au topo guide des Volcan du Cantal : disponible juste ICI). Là-bas, on trouve des auvergnats au grand cœur, des vieux volcans éteins, des montagnes vertes et surtout au grand surtout de l’Aligot !! On a tout aimé, surtout l’Aligot. La vallée était paisible et la randonnée agréable. Le soleil, lui-même, s’était invité. Que demander de plus ?

 

Voyageuse de Poche en action

 

Les premiers pas

Il faisait encore chaud quand on est parti. On avait à peine une heure et demie de grimpette jusqu’au premier bivouac. On partirait vraiment demain matin. Mon sac était si lourd que j’ai cru que j’allais tomber en arrière. On avait pris, VRAIMENT, beaucoup d’eau. On avait entendu dire que l’Auvergne manquait d’eau. On ne s’est pas leurré d’ailleurs, les paysages étaient chauffés par le soleil, roussi par la chaleur de l’été qui s’achevait lentement. On s’est renseigné à l’office du tourisme avant de partir qui nous a confirmé ce qu’on pensait déjà. On allait manquer d’eau. On est partis mais peu inquiets par ces sombres prophéties.

Les premiers dénivelés ont pesé lourd dans nos petites jambes mais on est parvenu en-haut. On a dressé la tente et partagé un repas 5 étoiles dont je vous livre ici la recette : lentille coraille cuite au réchaud sur son lit de tomate crise. Bon appétit !

 

 

L’interminable journée

Il y a toujours un moment où, fatigués, les jambes douloureuses, on regrette d’être venu. Pour les personnes non-initiés à cet art qu’est la randonnée, je le conçois, cela peut paraitre étrange. Pourquoi s’infliger une telle peine ? Pourquoi marcher à midi, sous le soleil, avec un sac de 15 kilos sur les épaules. Parfois, je l’admets, je me suis aussi posé la question. La réponse est simple, il faut apprendre à souffrir. Une fois que l’on a appris que la souffrance faisait partie de la vie, qu’il était bon de l’accueillir comme on accueille la joie, on accède à la plénitude de l’esprit et l’on vague à ses pensées, le nez en l’air à la recherche de paysages envoutants.

On a beaucoup marché ce jour-là. Nous avions prévu de nous arrêter aux alentours du Puy Mary, le plus haut sommet de notre marche. C’était mal connaitre les mésaventures que réserve parfois la randonnée. Après le Puy Mary nous avons pataugé dans ce qu’on a appelé ensuite la « jungle » pendant une heure qui nous semblait durer une éternité. On a même vu des serpents, si si on vous jure ! J’avais le cerveau en miette quand on a vu enfin la lumière. Le vent s’était levé et l’on a planté la tente qui gonflait sous les rafales. Au moins, on avait un endroit où dormir. On se satisfait de peu, quand on ne pocède rien.

 

Le soleil se couche, la tente est enfin plantée

 

Les mots de la fin (déjà)

On a trainé un peu ce jour-là. On a posé nos pieds prudemment sur les chemins. On a admiré les plaines, les monts et les arbres. On s’est dit que c’était déjà la fin et que, rarement, une fois partie, on avait envie de rentrer. On s’est dit que les montagnes auvergnates étaient bien agréables, une fois domptées. Mais l’odeur de l’Aligot nous a mené vers la fin du voyage. Pas de grande difficulté pour cette dernière journée. On marche bien, on monte peu mais les paysages sont toujours beaux. On s’est dit que ca avait été amusant de faire le tour de cette vallée, tous les jours, au loin, devant, derrière ou sur les cotés on pouvait observer notre progression. On n’a presque pas manqué d’eau mais pensez à prendre des réserves ou, à défaut, à bien vous renseigner avant sur l’état des sources. Le sentier suit une partie du GR400, vous ne serez pas déçu par cette petite vallée. On vous conseille l’auberge de Mandailles pour un beau repas de récompense.  Si vous cherchez à vous initier à la randonnée en itinérance, ce chemin est fait pour vous.

 

Le chemin s’enfuit vers l’horizon

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *